Se vendre, être vendu : obligés, serfs, esclaves, mercenaires…

lundi 7 décembre de 18 h 00 à 20 h 00

Par Laurence Chatel de Brancion (Docteur en Histoire)

Maurice de Saxe se vend au roi de France, le prince de Hesse vend ses hommes au roi d’Angleterre, la
femme qui vend son corps peut être prise sur le trottoir parisien et vendue au loin à un colon pour
faire souche, le pauvre paysan vend son enfant au marchand ou à l’artisan de la ville afin de nourrir
les autres et peut-être de lui permettre un sort meilleur…Pourtant nous n’avons pas gardé mémoire de ces faits et n’avons retenu que l’esclavage des Africains. Pourquoi ?


Pour aller plus loin après l’intervention concernant l’école de Santa Maria de Iquique, au Chili, le lien suivant (ici) permet d’avoir un éclairage plus précis, et une traduction Française du texte de Luis Advis qui fut interprété par le groupe Quilapayun.

Cette Cantate a été écrite entre 1968 et 1970.  Elle a été créée en 1970, quelques semaines avant l’élection de Salvador Allende, et 3 ans avant le coup d’état de Pinochet.

La chanson finale, prend alors tout sons sens :

 

Vous qui avez écouté
La chanson ici contée

Ne restez pas là à méditer
Pensant que c’est du passé.
Le seul souvenir ne suffit pas
Le chant ne suffit pas
Il ne faut pas seulement se lamenter
Nous devons voir la réalité.

Demain ou après-demain
Ou en un temps plus lointain
L’histoire que voilà
À nouveau se produira.
Le Chili est un pays si grand
Mille choses peuvent se passer
Si nous ne sommes pas dès maintenant
Décidés à lutter.
[…]

 

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